Comme toute bonne baleineaute*, libraire qui plus est, je me suis composée une pitite bibliothèque doudoue.
Des lectures auxquelles me raccrocher quand je ne pense qu'à ça et que je n'ai pas super envie de saouler un peu plus mon entourage.
René Frydman, le fameux, tient le haut du pavé puisqu'il signe deux de ces trois livres... il a écrit la préface du troisième...
Pourtant ces trois titres viennent nourir différents besoins.
Lettre à une mère publié chez L'iconoclaste est un message de respect et d'écoute qu'il adresse à toutes les futures mères et celles qui ne le seront peut-être pas. Il leur dit tout des silences et des attentes, tout de ce qui peut se jouer dans son cabinet le temps de ces face à face.
J'ai été profondément touchée par l'écriture de cette lettre. Par ce regard qu'il pose sur ces mamans. Celles qui le sont par le pouvoir de la nature et ces autres, pour qui c'est un parcours douloureux et difficile.
J'ai aimé qu'il parle des papas. Ces hommes qui se retrouvent un peu gauche face aux transformations de leur moitié.
Et puis ce regard si positif, si doux... c'est juste tout ce dont j'avais besoin d'entendre: fais toi confiance.
A votre manière lente et maladroite d'agrafer votre robe, à vos yeux vagabonds, à ceux de votre compagnon, j'ai su qu'il était né, l'enfant imaginaire.
Tous les rivages de la grossesse ne se ressemblent pas. Certaines femmes semblent déambuler sur le sable et flirter avec la mère comme si c'était là le but d'un long voyage. D'autres m'évoquent de frêles silhouettes au bord d'une falaise.
Tous les rivages de la grossesse ne se ressemblent pas. Certaines femmes semblent déambuler sur le sable et flirter avec la mère comme si c'était là le but d'un long voyage. D'autres m'évoquent de frêles silhouettes au bord d'une falaise.
Les secrets des mères, le livre de poche.
La grossesse et la naissance à travers le monde, l'art. Au rythme de voyages et de rencontre, R. Frydman laisse vagabonder son regard. Ainsi, l'on passe des femmes du pays Dogon, les amulettes qui viennent orner leur corps et ainsi les protéger, au tableau de Chagall.
Un voyage au coeur des rites, des pratiques et des croyances; Un délice pour venir remplir le vide du suivi à l'occidentale. Car oui une visite et des prises de sang chaque mois, trois échos... ça a l'air suffisant mais pour le reste. C'est bon de sentir cette chaîne autour de soi, suivre ces traces laissées par d'autres et, apprendre un peu, d'elles.
Le monde ouvrre grand ses parapluies, il déploie ses dieux, ses aliments magiques, ses gestes, sa surveillance, ses interdits.
Je porte un enfant et dans mes yeux l'étreinte sublime qui l'a conçu, F. Deghelt, Actes sud.
Avant d'être enceinte j'avais eu en main ce très joli livre et je l'avais trouvé très beau. Les passages que j'en avais lu m'avaient touchée et émue.
Sa lecture cette fois-ci m'a dérangé. Je crois que c'est bien trop intime. Comme ça ne correspond pas à mon ressenti, à ce que je vis et la manière dont je le vis, ce texte est complètement tombé à plat et pire, il m'a paru hors de propos.
Cependant, il comporte de jolies photos de S. Singer Kergall et reste agréable à feuilleter.
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**Baleineaute, terme technique désignant une femme en cours de transformation et d'expansion**
L'actu 
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