Deux semaines de vacances c'est court tout de même, surtout quand on a un programme digne d'une hyperactive en vacances (pour mémoire: bronzage, apéro et sieste... intense!).
Pour la peine, j'ai été extrêment raisonnable sur le chargement de la valise. Le mot d'ordre: légèreté et éfficacité.
Pour la peine, j'ai décidé d'être raisonnable aussi sur les bouquins. UN livre, un seul, dont je me réservais la lecture depuis sa parution. Il ne fallait pas se tromper et c'est peu dire si cette lecture m'a enchantée.
Le chagrin du roi mort a dépassé mes attentes.

L'écriture de Mourlevat y est magique et sert un récit proche du conte merveilleux.
On croise une horrible sorcière, un nain plus maniaque que mélomane, une petite île ne vivant qu'autour des livres. On y suit deux garçons, frères jumaux réunis puis séparés par le sort, un roi mort, un autre qui s'ignore.
Mourlevat nous entraîne dans des contrées glacées. Dans le froid et la glace les personnages se déchirent et se dépassent pour ne pas sombrer, et retrouver celui puis celle qu'ils ont perdu.
C'est beau, riche, superbement mené.
Un roman que j'ai hâte de relire cet hiver, sous une chaude couverture et près d'un thé bouillant. Un roman surtout dont je vous recommande la lecture. Ne vous privez pas de cette découverte-là.
Merci M. Mourlevat.
Le chagrin du roi mort, J. C., Mourlevat, Gallimard jeunesse.
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