Suite aux témoignages bouleversants de Balibulle et de Deedee, je confirme le désarroi général dans lequel les filles plongent certains matins face à leur penderie.
Bien que l'endroit soit bien fourni, entretenu et abrite de nombreux trésors, il arrive fréquemment que le pauvre placard entende à l'ouverture de ses portes un long soupir angoissé suivi presque aussitôt, ou même parfois précédé, d'un "j'ai rien à me mettre" empli de désespoir non feint.
J'appele cela mes crises de mochitude, oui parce que dans ces moments-là, c'est pas tant ce qu'il manque ou ce qu'il y a sur les ceintres qui m'égare et me désespère. C'est plutôt que soudain, j'ai une sorte de sursaut, de prise de conscience:
-rien ne va avec rien,
-j'ai un physique complètement inadapté,
-mes cheveux sont plats, mon teint est terne.
Et puis d'abord, je suis nulle, je ne sers à rien, et puis, et puis, voilà, si ça continue je pleure moi, hein...
STOP
A ce moment là, ce qu'il faut c'est respirer un grand coup et se calmer. On tente de relativiser et de prendre du recul. Le mieux c'est le soutien de mamoureux (si on a pas, le réconfort d'une super copine by phone ira parfaitement). Et surtout, on se décide parce que souvent il ne reste plus que quelques minutes avant d'être encore en retard au boulot et arrivée toute nue ne serait pas une solution.
La lumière vient alors généralement des basiques de sa garde robe. Les tops en coton, les pulls en maille fine, les jean's (maudits ou non) et les ballerines. Un pschitt de son parfum préféré et un petit sautoir et hop, on file parce que là, vraiment c'est plus possible...
Et vous, connaissez-vous ce genre de crise?
L'actu 
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